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08.05.2008

Dernières infos du Tibet et d'ailleurs

VentouxBandPhot1

*C’est ainsi que les habitants du Tibet dénommaient HU JINTAO, l’actuel président de la République Populaire de Chine alors qu’il était secrétaire du PPC au Tibet. C’est lui qui a conduit la répression brutale de 1988 au Tibet qui aboutira au massacre du 6 mars 1989 ou 400 Tibétains(nes) furent tués et des centaines d'autres emprisonnés et sauvagement torturés. 

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vous pouvez retrouver des infos sur les sites suivants : http://www.tibet.fr - http://www.tibet-info.net

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EN INDE, LA MARCHE DU RETOUR CONTINUE
et elle a besoin de votre soutien
Page avec texte et photos à télécharger >>>
MarchRet6-05-08.pdf
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LES MANIFESTANTS TIBÉTAINS N'ONT PAS ÉTÉ JUGÉS ÉQUITABLEMENT
D’après l’organisation Human Rights Watch, contrairement à ce qui a été annoncé le 29 avril par les autorités chinoises, les 30 Tibétains jugés par la Cour Populaire intermédiaire de Lhassa n’ont pas été jugés en public, ni selon les normes internationales.
La séance du procès actuel au cours de laquelle les preuves du Ministère Public sont présentées a été menée secrètement, à des dates antérieures, en avril.
- "Coupables ou non, ces Tibétains (et tout autre accusé en Chine) ont droit à un procès équitable" affirme Sophie Richardson de Human Rights Watch.
- "A la place, ils ont été jugés sur des preuves secrètes derrière des portes closes et sans profiter d’une véritable défense faite par des avocats de leur choix".
L’organisation Human Rights Watch souligne aussi des failles importantes dans le traitement des manifestations tibétaines par les autorités régionales, empêchant ainsi de juger équitablement les personnes suspectées d’avoir participé aux événements.
Parmi ces graves erreurs, l’incapacité de faire la distinction entre les manifestants pacifiques et les autres, les dépositions qui assument leur responsabilité plutôt que leur innocence faites auprès du Procureur au moment de leur arrestation par les manifestants suspectés, le déroulement des procès secrets.
Le 17 mars, Zang Qinli, Secrétaire du Parti communiste de la Région autonome du Tibet, incitait à "des arrestations rapides, des auditions rapides et des sentences rapides" pour les personnes concernées par les manifestations.
De plus, ces 30 Tibétains ont vu bafouer leur droit à être défendu par leur propre avocat. Tous les avocats, qui publiquement avaient offert leurs services pour défendre les manifestants tibétains, ont été obligés de se rétracter après que des autorités judiciaires à Pékin les ont menacé de punition et du retrait de leur licence professionnelle. Les autorités ont affirmé que les manifestants tibétains n’étaient pas des "cas ordinaires mais des cas sensibles".
30 avril 2008 - Human Rights Watch - Traduction Monique Dorizon
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LE RÉGIME DE PÉKIN AGITATEUR DES VIOLENCES À LHASSA ?
Autant la photo qui circule sur internet montrant un groupe de soldats chinois avec chacun un paquetage de vêtements monastiques est une photo prise en 2003 et est une mise en scène pour les besoins d'un film et donc ne doit pas être diffusée, autant les témoignages visibles à l'adresse ci-dessous sont beaucoup plus sérieux.
http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/3952/33/

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COMMUNIQUÉ DE BERNARD KOUCHNER de… 1993 !
" Le Tibet condamné à mort par le silence" par Bernard Kouchner
"De l'histoire, heurtée, véloce, inattendue, de ces derniers mois, on peut retenir au moins une certitude : les peuples ont la vie dure ! On les réunit, on les contraint dans des ensembles factices, autoritaires. On les massacre. Et puis le jour vient où ils s'en échappent pour toujours, parfois dans le sang et le chaos. Ainsi meurent les empires. Que peuvent les démocrates ou mieux encore ceux que l'on appelait il y a peu de temps encore avec un léger sourire «les humanitaires» et qui s'intéressent au malheur des autres ? D'abord, être là. Tendre la main. Ecouter. Dire. Témoigner. Car, à bien y regarder, les souffrances que depuis des années nous tentons de soulager, ont plus souvent pour origine l'oppression, la privation de liberté que la colère de la nature. De quoi souffrent les Tibétains ? Nous est-il seulement permis de le leur demander ? Non. Journalistes, ONG, et même organismes internationaux n'ont pas accès au Pays des Neiges, ou alors dans des conditions telles que recueillir le moindre témoignage est impossible. A cette condamnation à mort par le silence, nous opposerons le devoir, vital, d'ingérence du regard.
Entendons-nous : il ne s'agit pas d'aller faire la loi ici ou là, mais de poser, pièce en main, face à l'opinion mondiale, le cas d'un peuple dont on étouffe les droits culturels, religieux, politiques, humains. Nous ne nous imposons pas, nous répondons à l'appel de ce peuple. Face à l'opinion mondiale, mais aussi face au Droit. On connaît la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme à Paris, en 1949. Notons au passage que la Chine, signataire de cette Déclaration, en considère sans doute le texte comme bien subversif, puisqu'elle réprime et emprisonne ceux qui, l'ayant traduit en Tibétain, voulaient l'afficher sur les murs de Lhassa. On connaît moins les dernières résolutions proposées par la France et acceptées par l'ONU sur le Droit d'Assistance humanitaire et qui ne sont pas appliquées au Tibet.
L'ingérence démocratique exige d'abord le droit à l'information. Cela commence comme ici, à Bordeaux, où pendant un mois on verra le Tibet. En photo, faute de mieux. Mais comme l'image est parlante : elle est plus forte ici que le mensonge des aménageurs d'Histoire. Je souhaite que tous ceux qui verront ces images de vie et parfois de souffrance se sentent désormais concernés par l'avenir -nécessairement libre- du peuple Tibétain."

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SI LE PIRE N'EST JAMAIS SÛR, LE PIRE A SÛREMENT COMMENCÉ AU TIBET !

La dernière fois qu'un dirigeant chinois a dit qu'il fallait "écraser" un groupe de gens (par ailleurs citoyens chinois), c'était en 2002 à l'encontre du Falun Gong (au seul prétexte que ce groupe de méditation devenait plus important en nombre que le parti communiste chinois). Résultat : plus de 500 000 personnes torturées, exécutées, organes prélevés et autres abominations. Quand le PCC a voulu  mater le printemps de Pékin, il a envoyé ses chars écraser ses propres enfants et n'en déplaise à certains il ferait de même s'il se sentait à nouveau menacé. Nous savons tous les tortures inimaginables physiques et morales qu'il inflige depuis plus de 50 ans au peuple tibétain (sans oublier les Ouighours et autres minorités). Aujourd'hui ces mêmes mots barbares ont été employés et quand ce même état expulse touristes, journalistes et cadenasse les frontières du Tibet,
SI LE PIRE N'EST JAMAIS SÛR, LE PIRE A SÛREMENT COMMENCÉ AU TIBET !
Quand les JO seront là, le peuple tibétain aura probablement disparu. Les dernières forces vives sont en train de se faire massacrer, les nonnes et moines définitivement encadrés et le peuple brisé moralement et pour toujours asservi. Les frontières pourront alors à nouveau s'ouvrir sur un Tibet "pacifié", touristes, journalistes et Han auront tous loisirs de photographier cette nouvelle "réserve de pandas" et CIO et gouvernants occidentaux pourront se réjouir de cette nouvelle avancée démocratique*.
L'ACCEPTONS NOUS ?
* La même "approche démocratique" est en train, toute proportion gardée, de se dérouler en Chine ou les dissidents sont condamnés et emprisonnés pour faire des JO un espace harmonieux et appaisé (ils disent merci aux JO). Une "démocratie par la terreur" en quelque sorte dont nos dirigeants semblent se satisfaire !

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Tibet : Pékin intensifie la traque des émeutiers et mobilise ses troupes

ZHONGDIAN, Chine- Une semaine après le début des troubles à Lhassa, les autorités chinoises ont intensifié vendredi leur traque des protestataires dans la capitale du Tibet. Parallèlement, des milliers de soldats convergeaient, à pied, en camion ou hélicoptères vers les régions tibétaines de l'ouest de la Chine gagnées par la contestation.
Accusé par les autorités chinoises d'être responsable de ces troubles, embarrassants pour Pékin à moins de cinq mois du début des Jeux olympiques, le Dalaï Lama, a reçu vendredi la visite de l'Américaine Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants.
Premier responsable de cette importance à venir rencontrer le chef spirituel et politique des bouddhistes tibétains dans son exil de Dharamsala, en Inde, depuis le début des manifestations, elle a appelé la communauté internationale à dénoncer la répression chinoise, estimant que "la situation au Tibet est un défi posé à la conscience du monde".
"Si les amoureux de la liberté dans le monde entier ne s'élèvent pas contre l'oppression chinoise en Chine et au Tibet, alors nous avons perdu toute autorité morale pour parler au nom des droits de l'Homme n'importe où dans le monde", a lancé Nancy Pelosi acclamée par plusieurs milliers de Tibétains, dont des moines et des écoliers.
Après avoir rencontré le Dalaï Lama, qui prône la non-violence et le dialogue avec Pékin pour parvenir à l'autonomie du Tibet, Mme Pelosi a réclamé une enquête internationale sur les violences au Tibet et pressé la Chine de laisser la presse internationale et des observateurs indépendants accéder à la région. Elle a par ailleurs jugé "absurde", les accusations de Pékin envers le Dalaï Lama.
Emmenées par des moines bouddhistes, les manifestations au Tibet avaient d'abord commencé dans le calme la semaine dernière avant que n'éclatent des violences le 14 mars, entraînant une forte répression chinoise. Le bilan reste difficile à déterminer, toute information étant verrouillée par Pékin, qui a bouclé militairement la zone et éloigné touristes et journalistes étrangers. Selon l'agence officielle Chine Nouvelle, le bilan des violences à Lhassa s'élève désormais à 19 morts et 623 blessés, quand les organisations tibétaines en exil parlent de 99 morts, 80 à Lhassa et 19 dans la province chinoise du Gansu.
Des habitants de Lhassa rapportaient vendredi que la police patrouillait toujours dans les rues et que les déplacements étaient autorisés à condition de porter des documents d'identité. Selon une personne interrogée par téléphone au Bureau des affaires religieuses, les monastères Sera et Drepung, d'où étaient parties les premières manifestations, restaient fermés et le temple Jokhang, le plus sacré du Tibet au coeur de la vieille ville de Lhassa, était également bouclé.
Les photos de 21 suspects recherchés dans le cadre des troubles de Lhassa ont été placées sur des sites chinois. Les clichés apparemment tirés d'images vidéos pour certains figuraient sous la mention "liste des criminels présumés recherchés par le Bureau de la sécurité publique de Lhassa pour coups et blessures, destruction, pillage et incendie".
Selon l'agence officielle Chine nouvelle, deux suspects ont déjà été arrêtés et un autre s'est rendu. Jusqu'à présent la police a arrêté 24 personnes et 170 autres se sont rendues, ajoute l'agence.
Les autorités ont offert des récompenses et des garanties d'anonymat pour toute information permettant d'interpeller les suspects. Jeudi soir, la chaîne officielle CCTV avait diffusé un programme de 15 minutes montrant des émeutiers tibétains en plein saccage à Lhassa la semaine dernière, sans aucune image de la répression policière qui a suivi.
Jeudi, pour la première fois, Pékin a reconnu par la voix de Chine nouvelle que des troupes avaient ouvert le feu sur des manifestants. Le régime chinois avait également reconnu pour la première fois jeudi que les troubles au Tibet s'étaient propagées à des provinces du sud-ouest de la Chine.
Dans la province de Qinghai, une habitante, qui a requis l'anonymat par crainte de représailles des autorités, signalait vendredi la présence de quelque 300 soldats dans les rues de Zeku, au lendemain de manifestations de moines devant le siège des autorités du comté.
Dans l'extrême nord de la province du Yunnan, à Zhongdian, essentiellement peuplée de Tibétains, une trentaine de policiers armés de matraques patrouillaient sur la place principale. Dans la nuit, une vingtaine de camions de policiers anti-émeutes étaient arrivés en renfort, portant à environ 400 hommes les rangs des forces de l'ordre.
Vendredi 21 mars 2008 - La Presse Canadienne

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"Les Tibétains n’ont pas peur de mourir"
Témoignage d’un Tibétain en provenance de Lhassa

Ceux qui ont utilisé la violence le 14 mars à Lhassa pour protester contre la présence chinoise n’ont "rien à perdre", ne craignent pas les représailles, "n’ont pas peur de mourir", affirme un jeune Tibétain.
Pour beaucoup, marginalisés économiquement et dans l’impossibilité de pratiquer leur religion librement, "la vie vaut à peine d’être vécue", dit Abo, 28 ans.
S’exprimant cette semaine à son arrivée à Chengdu en provenance de Lhassa, Abo (un surnom) a raconté à l’AFP les violences qui ont suivi la manifestation pacifique des moines à l’occasion du 49e anniversaire du soulèvement anti-chinois de la capitale tibétaine. Des images d’incendie, de destruction, de haine, diffusées à la télévision chinoise.
Mais Abo affirme aussi avoir vu les forces de l’ordre prendre possession de la ville : "des soldats et des troupes paramilitaires patrouillant, des chars positionnés partout".
Le jeune homme craint que le nombre de morts soit élevé dans les quartiers tibétains de la ville, pris en tenailles. "Dans certains endroits personne ne pouvait entrer ni sortir. Maintenant que les gens sont enfermés, on peut imaginer ce qui va se passer, ils vont probablement être tués".
Un ami lui a rapporté la mort de son oncle, un moine en robe "touché par cinq ou six balles" alors qu’il tentait de protéger des manifestants derrière lui.
"Neuf ou dix autre personnes ont été tuées en même temps, dont des femmes et des jeunes filles", lui a raconté son ami.
Le gouvernement chinois assure qu’aucun coup de feu n’a été tiré. Le bilan officiel est de 13 morts, des "innocents tués par les émeutiers", selon Pékin, mais une centaine de morts ont déjà été recensés, presque tous Tibétains, et certains rapports laissent entendre qu’il y en aurait probablement plusieurs centaines..
Pour Abo, ce torrent de violence illustre la frustration d’une partie de la population dans une région sous contrôle chinois depuis 1951.
"Si la vie était bonne, les Tibétains ne manifesteraient pas. Mais ils n’ont rien à perdre, leur vie vaut à peine d’être vécue (...) ils n’ont pas peur de mourir", dit Abo.
"Le gouvernement chinois dit qu’il est bon avec les Tibétains, qu’il investit de l’argent. Mais les responsables politiques s’en mettent plein les poches. L’argent ne va pas au petit peuple", poursuit-il.
"Les Hans et les Huis (Chinois musulmans) ont tous les privilèges, les Tibétains n’ont rien. Ils n’ont pas l’éducation, pas l’argent. Il faut de l’argent pour démarrer un business".
Si les difficultés économiques et sociales semblent avoir mis le feu au poudre le 14 mars, la dimension religieuse n’est pas absente de cette révolte populaire : "Il n’est pas possible de pratiquer librement. Vous savez, il n’est même pas possible de prononcer le nom ’’Dalaï Lama’’".
jeudi 20 mars 2008 par Redaction Tibet Info (JMB)

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APPEL URGENT DU KASHAG (conseil des ministres tibétain en exil)

Le 17 mars 2008.
Depuis le 10 mars 2008, plusieurs manifestations ont lieu successivement dans différentes régions du Tibet ( aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de la Région autonome du Tibet), et ont été brutalement réprimandées.
La situation actuelle du Tibet est très grave. Le gouvernement chinois a lancé un ultimatum qui expire ce soir à minuit. Nous sommes donc extrêmement préoccupés car il est à craindre qu’il y aura des massacres en grand nombre de Tibétains après l’expiration de cet ultimatum.
L’administration centrale tibétaine lance un appel urgent à la communauté internationale dont les Nations-unies, les gouvernements, les Parlements, les associations de défense des droits de l’Homme et les groupes de soutien au Tibet afin de demander les dirigeants chinois pour que cesse immédiatement la répression d’une part, et que soient libérés tous les Tibétains détenus d’autre part, mais également afin d’offrir des soins médicaux aux blessés.
Nous lançons un appel tout particulièrement au Conseil des Droits de l’Homme des Nations-unis afin de dépêcher dans les plus brefs délais une délégation d’enquête dans toutes les régions concernées du Tibet pour empêcher la dégradation éventuelle de cette situation déjà très critique.
Professeur Samdhong Rinpoché
KASHAG - Cabinet de l’administration centrale tibétaine - DHARAMSALA - Inde
Traduction en français : Bureau du Tibet, Paris